Monologue intérieur.



Se coltine tous les crans du métronome, apprends la théorie des rebonds de baguettes 7A sur la couverture du livre d'histoire de Terminale L, s'abrutit de mélancolie avant de sombrer dans les stéréotypes de la névrosée.
Essaye de se décoller de la tonne de peine qu'elle se farcit chaque jour, lui expliquera. Lui expliquera les silences et les circonflexes d'ironie. Lui expliquera son insomnie ce jour-là, tu crois vraiment que les volets ouverts l'ont empêchée de dormir ? Faut pas déconner.
Hésitera à relèguer les dernières semaines dans la poubelle de fortune, sous le lit. Avec Norbert et les moutons de poussières.

Souviens-toi, il y a autant de brins d'herbe que de battements de coeur.

S'imagine déjà dans quelques jours, son petit barda émotionnel, et trainant sa névrose naissante à travers les couloirs assombris. Aura sûrement la cage thoracique bleu fluo la plus sexy du lycée, avec les boulons et les écrous, c'est imagé ou tu le fais exprès là ? Et pour bien énerver tout le monde, Chou' repliera sa petite capuche et attrapera les oreilles félines du bout des doigts. Oui oui, félines.
A déjà hâte. Parce que non. Non, n'a plus rien à perdre. Ou plutôt, on n'a plus rien à perdre, plus rien. Tu penses, on a tout gagné il y a de ça quelques mois.
Est passé de quatre-vingt à cent douze battements par minute. Le kiffe total.


Je veux continuer mes nuits blanches tant qu'au bout, tant qu'au bout oui, personne ne m'attend avec un sourire mielleux collant de superficiel.

Déteste le mercredi matin, ses maux de tête beaucoup trop matinaux.
Ma vie se rythme entre intensité débordante et névrose ravageante, parfois les deux, alors que je prends lentement racine, assise en tailleur devant les épisodes d'Hannah Montana, lovée dans ce que l'on appelle doux frissons.
Je me tranforme en petit glaçon un peu plus chaque jour, mais après, à savoir si c'est glacée de l'intérieur ou de l'extérieur.
Pour toutes ces virées diurnes où le vent emmêle les quelques mèches débordantes d'un chignon précaire, alors que sous mes dents crisse le reste d'un Schtroumpf en gélatine. L'ensemble, bercé par les murmures de Coldplay émanant de notre recoin. Pour ça, non, il n'y a pas de mot. Pas encore.
Vite vite le deux Septembre, vite vite passer le portail. Vite vite sans toi. franchir les grilles rouillées le coeur au bord des lèvres et
sombrer dans l'inconnu ensoleillé et utopique de ce que sera Wonderland. Pas de jupon bleu ni de lapin blanc mais que d'amour entre nous. Que d'amour.
Ici et là, baptisée par des étoiles au gré des envies.
Zarbinou, Chou', Chouquette, Barbie, Clochette ou même P'tit Pwet. C'est beau n'est-ce pas.

AHAH. Part two.

le 21/08/2008 à 18h31
 



Chou'.     dit :
et là et là ?
 
Chou'.     dit :
t'as un super message d'absence ?
 
Ptit B0y - [ Je suis rien. ] [ Deux semaines de merde, si. ] (Muscu)     auto-message : Blaise est un mec COOL qui ne complote RIEN sur PERSONNE, surtout pas sur CHLOE. Qui fait sa muscu et. Qui n'est rien.
    
   Chou'.     dit :
WHOAAAAAAA.

AHAH. Part one.

le 19/08/2008 à 23h03



Ptit B0y - [ Là pour toi. ] [ C'est parti pour deux semaines DE MERDE. Plus ou moins. ] (Muscu!) dit :

T'aurais pu venir me parler! J'avais préparé un super message d'absence EXPRES :r 

Chou'.                         [A la crème.]                 dit :
et c'était QUOI ton message d'absence ?

Ptit B0y - [ Là pour toi. ] [ C'est parti pour deux semaines DE MERDE. Plus ou moins. ] (Muscu!)     auto-message : Blaise est un mec COOL, qui ne complote RIEN (ou presque) contre CHLOE et qui fait sa MUSCU.

Chou'.                         [A la crème.]                 dit :
Pfeuh.



Je m'en tape sur les doigts, 7A  je n'ai donc pas choisi les plus lourdes, mais il paraît qu'en présence de certaines blessures, même les plus bénignes arrivent à se faire ressentir. Ca fait tressaillir le bout de ta baguette magique de fortune, encore habituée à tes anciennes gamineries.
Aller récupérer Jack en haut de l'arbre, excusez-moi monsieur, vous pourriez m'aider à récupérer mon sac, serrer dans mes bras ceux ou celles que je n'ai pas vus depuis si longtemps, et ceux qui resteront inaccessibles pour le creux de mon coeur.
Rester plantée là, la tête dans les mains devant mon lot de consolation, faire de la balançoire, un jour je monterai jusqu'au ciel, porter une écharpe en plein mois d'août, il t'arrive toujours de ces trucs toi, essayer de battre mon record de 2h45 du matin les yeux brûlants de nervosité devant un foutu drama japonais. Nobuta powa...
J'ai le noir qui coule en même temps qu'une partie infime d'espoir, c'est foutu ou ça ne l'est pas, j'oublie ou je n'oublie pas, je presse, j'accuse, je questionne. Et...
Je m'en balance, oui je vais dans le mur. Alors ?
Alors, toute seule, je m'en sors à peu près. Tout seule. A peu près.



Perd ses illusions les plus futiles.
Croit en la malchance, la poisse et toutes ces choses sans importance qui brouillent son petit moral, le creux du ventre crispé par les pages à carreaux, et autres mélancolie esquissée au coin d'un papier. A la place du soleil jaune fluo.
Vu la sale tête que j'arbore, tu me demanderais l'air inlassablement, et bien elle est si indélébile que ça cette trace ?
Le pessimisme à son paroxysme, je t'expliquerai que non non, elle n'est pas indélébile, il y en a juste une qui se surperpose à l'autre. Tu me prendrais par les épaules, tu comprends; c'est que tu as toutes tes défenses immunitaires en rade là Chou'.
Pas du tout, je suis censée rayonner en ce moment, mais sur ce coup-là j'ai gaffé grave comme tu dirais, et ensuite, d'un dernier souffle, tu m'engueulerais en disant que je suis franchement bête, ou stupide, tu me dirais sagement que la chance que je possédais m'a échappée des doigts, pour finir par me conseiller d'arrêter de m'inquièter de tout et de rien.
Je ne t'explique pas en deux mots, trop peu à dire, trop peur à expliquer, trop bref, trop explicite ou implicite suivant ton humeur du jour, trop long ou trop court. 
Ca me saoule, ça m'écoeure le coeur, ça m'échappe parfois, ça m'artiche drôlement. Va comprendre maintenant. Va comprendre.



Comme si tout se résumait au mot Août.
J'affiche le sourire colgate au coin d'une rue, coincée entre l'amitié de l'Une, et les chatouilles de l'autre. Le hurlement que je pousse du plus profond de mes entrailles. T'as eu peur, t'as eu peur !
A peine.


Et tout cette agitation, regarde bien, la vraie Vie et sa majuscule en prime, commence ici.
Nouvelle renaissance, nouvelles conaissances, nouveau téléphone portable, et j'oublie les souvenirs trop douloureux voire trop inutiles contenus dans l'ex petite boîte noire, nouvelle imagination, nouveaux trajets guidés par nos mêmes espoirs, discussions à l'ombre des étoiles, dans l'herbe verte cette fois-ci et mon iris qui s'y accorde comme par magie. Comme par magie.
J'ai au coeur des mains, lapsus, au creux, cette impression d'intuition,contrariée d'une totale perdition. Perdu le Nord, perdu mon cynisme et mon artichaud. Perdu ma mélancolie, le sel et le chabadabada.

" Chou', ou tu te calmes ou tu te lances. Parce que là, tu nous la fais fonction cocotte minute et j'ai peur de l'explosion. "
Profonde dégénérescence émotionelle,je suis sportive et musicienne c'est ça la classe, jalouse à un point inimaginable et le pire, le pire dans tout ça oui, je ne sais même pourquoi Enfin, je me doute.

Merci Facebook.

le 07/08/2008 à 23h37



Arrête de t'enterrer.
Change-toi les idées.
Remplie-toi la tête de pleins de choses.
C'est fou ce que tu peux être bête.
Bouge.
Ris.
Pleure.
Nom (en majuscule), A la crème. Prénom, Chou'. Nom de jeune fille, Chouquette.


Le personnage de l'Etrange Noël de Monsieur Jack qui me ressemble le plus est Sally. Mortederire.
La seule chose qui m'empêche d'être heureuse se nomme manque affectif... Pour parfaire ce bonheur factice, il me faudrait un Kevin Jonas parce qu'il est le sweet romeo de mes rêves.
Je suis Bulle des Powerpuff Girls, parce que she acts as the baby of the group (despite bein' the same age) and is defined by innocence and playfulness, qui mange des fraises tagada, sur un fond de Seven Things de Miley Cyrus.


Je suis retournée de l'intérieur, le coeur en montagne russe depuis qu'il est parti, depuis que je t'ai retrouvée, depuis que je t'ai rencontré, depuis que tu me fais rire aux éclats à en faire pâlir les autres, depuis que j'insulte les gens de coton-tige humain, ou de stylo bic à cheveux, depuis que je noie mes problèmes dans la grenadine de supermarché, depuis que j'aligne les ronds et les croix sur une feuille de test pour passer mon code. Depuis que j'attends mon étoile, que j'annône des wouhouh d'un Time Stands Still bouclé, rebouclé et débouclé, que les smiley jaune pâle s'alignent, depuis que je suis jalouse à en crever de machine, nommée on ne sait même pas comment, point d'interrogation c'est ça ouais, et depuis que mes doigts se referment dans un vide sans nom.

Prends-ma main.




Parce qu'ils représentent toute une après-midi ensoleillée. Je dis ensoleillée pour le temps mais j'ai le coeur chaud, même bouillonant de vie et d'intensité, vu le sommeil qui s'achève trop tôt, les câlins en pleine rue, la menthe à l'eau dans le bar façon boîte à bonbons ringarde mais si plaisant, la recherche des livres à France Loisirs au sous-sol de la boutique, la bibliothèque François Mittérand qui rougit encore de nos chuchotements, youplahous de joie en équilibre sur le bord du trottoir, Mimi Poppins tu te souviens, les quais, attention tu m'asperges et je te mets à l'eau Chou', la chaleur étouffante, les minis bouteilles d'eau, les emobangbangdelamortquitue, les rayures aveuglant la cage thoracique, ton rhum et tes hein, les sandwichs hand-made, les silences car esseulée au beau milieu d'eux, les écouteurs vissés aux oreilles en baissant la tête, le banc vert et sa peinture écaillée, ces après-midi dans l'herbe jaune et rèche, qui me remplissent la tête.



*  *

Regarde les trois rayons de soleil à ses côtés, quatre choupinet(te)s, les rires, les silences, les graviers foulés.

Plonge la main dans le paquet de tes biscuits à messages, oui, non, si tu veux, jamais, en attendant de me goinffrer de nos vies.
Tu sais sur quoi je suis tombée moi ? Tu sais sur quoi ?
A la folie.

Trimballe mon tutu de conneries sans honte, un enchevêtrement de tulle et de tissus déchirés, en attendant de recoudre l'ensemble.
M'agrippe le plus fort possible à tes bras, à dix mètres au dessus de l'eau. 
Hurle, arrête et pose-moi j'ai le vertige, avec le "i" étiré comme un cheming-gum à la fraise. Pose-moi j'ai le vertiiiiige.
Mais, c'est pas la chute la plus importante. C'est la façon de se recevoir qui compte. Tu t'écrases, tu te relèves, ça marche comme ça normalement. Normalement.
Te dicte des notes de musique d'une partition imaginaire au beau milieu des bruit de skate, et des nuages gris chargés d'eau, mes yeux sont très très nuageux alors, non plus grave, mais non pas autant.
Attends là, c'est plus aïgu.
En attendant ma décision, le bonheur et le futur.


Mouline mémère. Mouline.

le 28/07/2008 à 10h49



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" C'est dingue de pouvoir être si bête.
Il te faut quoi hein pour te dégouter ?
Tu t'en sortiras pas comme ça. "

Nos éclats de rire cinglent de minute en minute. Le tout défile devant les yeux, chaussures rouges trainant sur le bitume, encore à l'époque, et je les reconnaitrais entre milliards même, puis mois de janvier, vidéo, tu hausses la voix et je réponds. Froid, rhume, mains dans les poches, démarche nonchalante, et confiture de cerise sur les pomettes. On dit, on hurle, on rabache, on filme à la dérobée. En attendant l'après.
Et une fois que les secondes à venir s'empressent à la porte de ton coeur, tu te décides à appuyer sur play.
Tu retiens ton souffle, alors que ta peine est reléguée au plus profond de ton être. Pour qu'ils tu reviennent embellir ta vie comme avant. Fassent ressortir toute la rancoeur amère que tu contiens, les haut-le-coeur de chagrin, et qu'ils puissent à nouveau décoller les pansements rongés par les pleurs.
Il parait que j'ai les ongles trop noirs pour une séquence de film à l'eau de rose, alors pas de ralenti chabadabada sur le trottoir, ou de choubidou bidou ah. Ni de larmes, ni quoi que ce soit. Y'en a qui envoient des textos, en hallucinant. D'autres qui sortent des "wesh les filles" et des "yeah rock and roll" virgulés par deux gloussements.

Sous la pluie, en courant.
Pour rattraper le temps perdu.

Ca faisait longtemps.


T-bo, t'es moche, t'es con Chou', t'es chiante, t'es insupportable, tu sèmes ton bonheur partout, ta gueule, ta bouche, tes étoiles, ton sourire, ton rien, ton tout.

"T'es la fille la plus têtue que je connaisse."
Tu tortilles ta mèche de cheveux, tu te brûles avec des nouilles chinoises, tu te souviens, tu retrouves, tu revis, tu redonnes, tu revois, tu te c[h]lones, tu t'enivres, tu ne t'écoutes plus, tu manques de sommeil, tu t'excuses, tu promets, tu jures, tu craches, tu retiens.
Tu aimes.





" J'espère que tu as le coeur léger, peut-être même t'es-tu déjà envolée ? "
Coeur serré. En place. Bien accroché.
Prête ?

Fais-moi pleurer en riant, haïr tout en ignorant. Fredonner Secondhand Serenade en nettoyant la liste des contacts msn, chiffoner des feuilles de papier entières, veiller toute la nuit pour me réveiller ensuite genre princesse des zombies aux ongles roses. Récupérer Norbert sous le lit. Comme avant, au mois de Février, tu sais.
Fais-moi repenser à
John.
Fais-moi patienter, guetter le vibrement de portable, trembler, bafouiller, hurler, supprimer cinq-cent cinq messages tous plus... Tous plus nazes que... Text it and i'll delete all.
Fais-moi voir tes rictus lourds de sens sur la passerelle en ciment. Ton clin d'oeil, pour me laisser passer devant toi. Si je garde tout ça en tête, tu te retournes. Cap ?
Ah bah oui.
Cap.


Montre-moi les brillants à lèvres fluos aux gout de chewing-gum chimique, vous avez pas goût schtroumpf par hasard, bon tant pis alors, les oreilles de panda sur fond noir et blanc synthétique, les lunettes en forme de coeur, montre-moi les étoiles, le bruit des vagues, les glaces Ben' and Jerry'z au cookie, les résultats du bac anticipé si redoutés, montre-le moi, lui et son sweet dreams désaccordé, le même jardin public, à croire que les coeurs s'entrechoquent toujours là-bas. Un peu par hasard. Un peu partout. A croire. 

" Chouquette ! "
Crémeuse à souhait.



Un des "faire semblant" de Sara c'est d'être une princesse. Elle y joue tout le temps, même en classe ! Elle voudrait qu'Ermengarde fasse semblant d'en être une aussi, mais Ermengarde dit qu'elle est trop grosse pour cela.
"Sûrement elle est trop grosse, approuve Lavinia, mais Sara elle, est trop maigre."
Sara dit que cela n'a rien à voir avec le physique ou l'argent mais avec ce qu'on pense et ce qu'on fait."

C'est vrai, dit-elle. Parfois, je fais semblant d'être une princesse. Je fais semblant pour me comporter en princesse.

Si j'étais une princesse, mais une vraie princesse, murmura-t-elle, je pourrai répandre des largesses sur le monde. Mais si je fais semblant d'être princesse, je peux trouver des petits plaisirs à faire aux gens. Je ferai semblant de faire des choses qui plaisent aux gens c'est la même chose que répandre des largesses.

Quand la vie est horrible, mais alors vraiment horrible, je songe plus fort que jamais que je suis une princesse.
Je me dis : "Je suis une princesse." Vous ne pouvez pas savoir comme ça aide à oublier.

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