Il pleut des étoiles.
Ici ou là-bas, on va dire que ça va.
Paris m'a changée, il était temps.
Tout est bien qui finit bien ?
Disons qu'il n'y a pas de fin pour l'instant.
On avisera tant qu'on pourra...
Je reviendrai.
*
Chhhou'. [A la crème.] [En forme de coeur.] dit :
Le meilleur message perso', c'est le mien.
De deux petits trous d'épingle, on passe à quatre.
La douleur est grande, inattendue, crispante. Chou' est-elle douillette ? Faut croire.
Et le sourire dans le miroir de la bijouterie.
" Ca vous plait ? Oh oui. Grave. "
Pendant trente-et-un jours, clous en faux-diamants très moches, le temps que tout cicatrise, et puis après, j'aviserai. Après. Comme toujours.
Les écouteurs sur le rebord de l'oreille ou de l'oreiller lorsque le sommeil arrive, heure trop matinale, portable transformé en abeille japOnisante à chaque appel manqué, converses abandonnées sur le pas de la porte, ongles roses et joues rouges.
Perd la tête, être libre est-ce la liberté, brûlure, monoï, Coldplayines.
Trust me.
Chocobarre et ses choconneries débarque.
Et c'est qui Chocobarre ?
Tu n'peux pas comprendre.
To take confidence.
Main gauche couverte de feutre noir indélébile pendant le cours d'espagnol, rires nerveux. K.B.
Puis, Chou' on la préfère les étoiles dans les yeux tu vois...
Je vois...
Je vois.
Si tout ce que je rythme atteint la barre des 208 pulsations en soixante secondes, je vivrai vite, trop vite, toujours trop vite. Avec ce frisson au creux du ventre, les lèvres plus que mordues d’angoisse. Je vivrai vite oui.
Imagine ça d'ici, mademoiselle vous nous expliquerez la raison de votre état secondaire je vous prie, puis le sourire niais qui va avec. Arrêtera de planer le jour où. Le jour où…
Les rien qui forment les étincelles de poche, mini choses mais que de lumière.
Il y aura l’habituelle angine du mois de Septembre, les choses changent et ne ressent aucune douleur. Cette heureusité qui anesthésiera les cordes vocales. Ce sera ça oui.
JB, ou comment être fière d'être une jolie brune, une jolie blonde de l'intérieur, une joyeuse bêtise, même une joueuse de bac-à-sable. A trois JB, c'est plus funny.
Arrête tout et stop les machines, plus de chagrin non, plus de cynisme, plus de hurlements ironiques sous un préau à l'abri du monde, plus de larmes, plus de peine, plus de pansements thoraciques, plus de heart disease, de bouge-toi un peu mémère, de john, plus de 16, plus de rien. Plus de tu t'en remettras un jour, plus de foutaises, plus de yeuh de dégout.
Tu me tiens la main et.
Remontons à la surface tu permets ?
Je t'ignore, tu m'ignores, cette année sera la plus belle, on se retrouve, on se serre dans les bras, on entend nos pulsations respectives battre au fond de nous. Et quel décor. Oh oui quel décor. Les baies vitrées bien transparentes et bien pratiques pour les regards discrets, paye ta face de groupie en vulgaire, le self où je me laisse glisser lentement contre le mur jusqu'au sol, le froissement de papier cadeau après la peluche Hello Kitty ouverte au beau milieu de la cour.
Je sais qu'on profitera de tout ça, tout ce qui s'offre généreusement à nous, les "No future" le poing en avant, banderoles de tissu pour la bonne humeur où se suivent des étoiles violettes et noires, que j'accrocherai ensuite à mon teeshirt, cours de philo' en chuchotant des jeux de mots, des kilomètres entiers sous une bruine de souvenirs. La gorge serrée de larmes parce que midi et trente minutes restaient trop tôt pour toi.
J'attendai ça avec impatience, impatient qui désigne nous, eux et ce qui nous entoure.
La valse des coeurs commence, je préfère te prévenir maintenant, je prends mon temps, retrouve mes esprits après soixante jours de pure folie et d'intensité qui me fileraient presque la nausée.
" Battería ? Desde cuándo ? "
Je réponds en bafouillant, casi un año, ou même, well, it's gonna make one year in December 'cause i don't take April to August 2007 into account you see, deux points et D majuscule pour ponctuer ma fierté, contrôle les rougissements intempestifs des pomettes, me tordant les doigts, et en pensant fort. Très fort, j'ai hâte que tout commence.
La capuche, les oreilles, le V de la victoire avec deux doigts, et le déhanché.
« Y’en a qu’ont bien aimé je crois. »
Nobuta powa… Chuunyuu.
- rencontré des tas de gens
- testé les retrouvailles timides mais tellement signifiantes
- revu son Top Gang et ses JB.
- chopé cinq surnoms de plus
- pris l'initiative de s'inscrire sur Facebook (forcée par Blaise.)
- appris de nouveaux morceaux
- finalement dépassé les 160 battements par minute, et atteint les 168, puis les 184.
- toujours pas compris le complot d'Estelle et de Blaise
- aligné les nuits courtes
- dévalisé la section punk/emo/bang bang/japan/trop kawaï d'eBay pour son anniversaire
- reçu deux tuniques, trois débardeurs, un tee-shirt à oreilles de panda et un autre plutôt robotique, une veste à oreilles de Miaou', un jean, un pull noir, une chemise blanche.
- assisté à une inauguration de portable Sony Ericsson K530i (adore répèter le nom en entier)
- kiffé se foutre ouvertement de toi en deux textos maxi'
- traversé le jardin public de long en large
- arrêté de se ronger les ongles
- découvert cinq cartes postales dans sa boîte aux lettres
- regardé Peter Pan, Cendrillon, Monstres et Compagnie, Sweeney Todd et Requiem For a Dream, mais attend pour voir Mon Voisin Totoro, ainsi que cinq dramas japonais différents
- envoyé des mails à l'autre bout du monde
- cousu deux noeuds à accrocher dans ses boucles brunes
- mangé des nouilles chinoises aux champignons
- goûté les glaces Ben&Jerry's
- décapité
- voulu se renseigner pour des cours de japonais à la rentrée
- noué un lien rose fluo autour de son poignet
- rougit lorsqu'on lui a dit "j'aime les yeux verts"
- survécu à un dix-huit heures de code, completée d'une bonne dizaine de tests
- flippé comme une gamine en regardant tous les épisodes de TAPS sur youtube
- saoulé beaucoup de monde avec son bordel sentimental
- fait pas mal de gaffes toutes plus gênantes les unes que les autres
- snobé son passé
- racheté un sourire.
On ne savait pas où aller, ni où se poser, l'insousiance qui portait nos pas était magique. C'est comme si d'un coup, mardi nous encore semblait très très loin. Un peu de temps avant de reprendre notre routine littéraire. Mais j'en meurs d'envie.Tant qu'on rigole, tant qu'on s'enivre de tout ce qui nous passe sous la main, ça signifie bien qu'on est vivantes. Non ? Que cet enivrement reste alors. Que nos voix continuent de s'aventurer dans les moindres recoins de la ville, du nord au sud de notre terrain de jeux favoris.
J'ai un troisième bras qui pouuusse.
Ah j'ai toujours su qu'au fond de toi, tu étais mutante.
Je prendrais une meringue, un palmitos et une bouteille d'eau s'il vous plait. Ah vous voyez, votre amie elle en veut bien finalement de votre gateau.
Cap ou pas cap. On parle au premier qui passe, ou la première qui se jette à l'eau.
Viens, on va prendre nos sales tronches en photo.
Un peu comme l'émission "J.B à la recherche de l'amour. "
Tu veux pas une peluche Hello Kitty ?
C'est dûr à apprendre l'harmonica ? Et vous en jouez depuis combien de temps ? Vous savez, vous avez trois musiciennes devant vous quand même. On aurait choppé deux grattes et une batterie, le tintouin qu'on aurait fait...
Alors c'est ça ? C'est censé se résumer à ça une fin de vacances ?
Des minutes qui s'écoulent trop rapidement. Le souhait d'éterniser ce bout de vie partagé ensemble, où l'arrière-gout de bonheur est bien là. Toujours. Constant. Depuis des semaines entières. Régale-toi Chou'. Régale-toi.
Le huit coupé en deux forme un trois. Un peu comme ça. <3
Facebook l'avait dit. J'suis bien Bulle des Super Nanas.
Se coltine tous les crans du métronome, apprends la théorie des rebonds de baguettes 7A sur la couverture du livre d'histoire de Terminale L, s'abrutit de mélancolie avant de sombrer dans les stéréotypes de la névrosée.
Essaye de se décoller de la tonne de peine qu'elle se farcit chaque jour, lui expliquera. Lui expliquera les silences et les circonflexes d'ironie. Lui expliquera son insomnie ce jour-là, tu crois vraiment que les volets ouverts l'ont empêchée de dormir ? Faut pas déconner.
Hésitera à relèguer les dernières semaines dans la poubelle de fortune, sous le lit. Avec Norbert et les moutons de poussières.
Souviens-toi, il y a autant de brins d'herbe que de battements de coeur.
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