Monologue intérieur.

Il pleut des étoiles.

le 02/11/2008 à 14h30


Il pleut des étoiles.
Ici ou là-bas, on va dire que ça va.
Paris m'a changée, il était temps.

Tout est bien qui finit bien ?
Disons qu'il n'y a pas de fin pour l'instant.
On avisera tant qu'on pourra...





Je reviendrai.
*



C
hhhou'.        [A la crème.[En forme de coeur.] dit :
Le meilleur message perso', c'est le mien.



Il y a l'étoile noire sur l'ongle de l'anulaire, du côté du coeur. Il y a Fix You, encore et toujours contre les murs rouges, lights will guide your home, and ignite your bones. And I'll try to fix you. Ça chantonne tout bas lorsque tu t'approches de nous, ça mâchonne entre les cours d'histoire et de littérature, Romeo + Juliet et menthe-vanille chimique sur le bout de la langue. I.P.F et moue boudeuse. KB.
Il y a les croustibats cramés le mercredi midi, qui peut te battre, le bisou argenté au bout de la chaine autour de ma nuque, attendu depuis des mois. J'admire tout du haut de mes converses, c'est à dire quelques centimètres, vous êtes tout rayés et tout conversés, et le sourire gêné qui suit.

Mes jolis petits packman rouges et jaunes se secouent en rythme, lorsque V de la victoire en plein dans tes yeux.
Pour l'instant, c'est beau tu sais.

C'est beau.


" J'ai les billets entre les mains =D "




I'm fuckin okay.

le 05/10/2008 à 19h05



De deux petits trous d'épingle, on passe à quatre.
La douleur est grande, inattendue, crispante. Chou' est-elle douillette ? Faut croire.
Et le sourire dans le miroir de la bijouterie.
" Ca vous plait ? Oh oui. Grave. "
Pendant trente-et-un jours, clous en faux-diamants très moches, le temps que tout cicatrise, et puis après, j'aviserai. Après. Comme toujours.

Les écouteurs sur le rebord de l'oreille ou de l'oreiller lorsque le sommeil arrive, heure trop matinale, portable transformé en abeille japOnisante à chaque appel manqué, converses abandonnées sur le pas de la porte, ongles roses et joues rouges.
Perd la tête, être libre est-ce la liberté, brûlure, monoï, Coldplayines.
Trust me.

A-bras-le-coeur.

le 28/09/2008 à 00h33

 
* Des décharges électriques zigzaguent entre mes omoplates et viennent me frapper le ventricule, je fixe la plus belle photo floue jamais vue. Plus que brouillée, plus que sombre, plus que mémorable.

Il est, de toute façon, trop tard pour les stopper ces décharges. Trop tard oui, et puis trop dur, trop difficile, trop la flemme surtout. Trop la flemme.
Sans fermer les yeux, arrêter de respirer cinq micro-secondes et se coller le nez contre la laine grise. La tête entre les mains pour la sonnerie stridente.
Que tu avais raison, oh oui, que tu avais raison. Je le voyais arriver de loin ce truc, de loin. Et puis, je n'ai pas marché à ces machins-là. Ni couru. Tu penses, j'ai sprinté jusqu'au point de côté. A droite. Le même. Sprinté jusqu'à perdre haleine, le souffle coupé et la trachée brûlante de toi.

Stopper la déconfiance de centaines de jours, l'autonomie en mp3 sur le bord du trottoir, et la liberté en pépites de chocolat noir. Voilà, c'est ça. Des pépites.





Je l'ai eu.

le 24/09/2008 à 16h12

Yellow, Fix You et Viva La Vida, adossées maladroitement contre le mur blanc du gymnase, entre claquements de doigts et rythme sur le bout des cuisses.
Déhanché improvisé, tiens une fille-panda ça existe tu crois ?
La gorge inondée de pulco aux fruits rouges immonde, et hurlements dès dix heures du matin. Crise de fou-rire et piétinements insensés.

Il y a l'odeur de cigarette froide qui ne m'appartient pas, le soleil aveuglant, le keffieh bleu, les yeux baissés, les "Chérichou' et Chou', ensemble contre le reste du monde".
Il y a les crampes d'estomac à force de montrer les dents, "c'est un truc entre le fiel et le p'tit fien. F'ai des friffons ? Hein ? F'ai dit, f'ai des friffons." Que l'on rigole pendant un quart d'heure sans pouvoir s'arrêter, à se laisser glisser sur les chaises en plastique noires.

Il y a aussi la course dans le froid pour arriver à l'heure moins cinq minutes, et ton regard assassin quand je traverse la route, grimper les trois étages sur la pointe des pieds, pour ne pas réveiller le malheur il paraît. Il y a les excusez-moi madame, je peux sortir prendre l'air s'il vous plait, et tout ce qui suit, le coeur jaune à pois blancs accrochés dans la mèche de cheveux.
Les KB dans la marge, Barbie et Ken bien sur qu'esttucrois, les sms illimités qu'on reçoit le soir, et les chewing-gum à la pomme qui perdent leur goût.
Me promets qu'une fois toute cette agitation cessée, je réaliserai. Ce qui m'arrive, ce qui m'attends, ce que j'aviserai.
Il y a tout ça.
Et un peu de Nous. ~

A retenir.

le 20/09/2008 à 22h49


Agir c'est constamment percevoir et s'adapter, se jeter, si l'on veut, à corps perdu en des mouvements où cependant le corps ne cesse de se sauver.

Chocobarre et ses choconneries débarque.
Et c'est qui Chocobarre ?
Tu n'peux pas comprendre.
To take confidence.
Main gauche couverte de feutre noir indélébile pendant le cours d'espagnol, rires nerveux. K.B.
Puis, Chou' on la préfère les étoiles dans les yeux tu vois...
Je vois...
Je vois.


Si tout ce que je rythme atteint la barre des 208 pulsations en soixante secondes, je vivrai vite, trop vite, toujours trop vite. Avec ce frisson au creux du ventre, les lèvres plus que mordues d’angoisse. Je vivrai vite oui.
Imagine ça d'ici, mademoiselle vous nous expliquerez la raison de votre état secondaire je vous prie, puis le sourire niais qui va avec. Arrêtera de planer le jour où. Le jour où…
Les rien qui forment les étincelles de poche, mini choses mais que de lumière.
Il y aura l’habituelle angine du mois de Septembre, les choses changent et ne ressent aucune douleur. Cette heureusité qui anesthésiera les cordes vocales. Ce sera ça oui.

JB, ou comment être fière d'être une jolie brune, une jolie blonde de l'intérieur, une joyeuse bêtise, même une joueuse de bac-à-sable. A trois JB, c'est plus funny.
Arrête tout et stop les machines, plus de chagrin non, plus de cynisme, plus de hurlements ironiques sous un préau à l'abri du monde, plus de larmes, plus de peine, plus de pansements thoraciques, plus de heart disease, de bouge-toi un peu mémère, de john, plus de 16, plus de rien. Plus de tu t'en remettras un jour, plus de foutaises, plus de yeuh de dégout.
Tu me tiens la main et.
Remontons à la surface tu permets ?

Un coeur gros comme ça.

le 13/09/2008 à 20h55



" Mets un y, elle aime bien, ça fait sexy!"
"Du Robert Doisneau quand même, on s'est pas moqués de TOI, avoue."
"Un peu plus et on te créait un fan club."



Pour les billes d'eau rollin' down on my cheeks, l'impatience qui me guettait, mais allez dit c'est quoi ce complot, pour les sms vous pressant. Pour les messages d'absence sur msn, Chloé est une fille BIEN qui n'a pas besoin de LOOSERS dans sa vie, et le complot qui a duré tout le mois d'Août.
Pour le complot donc. L'enveloppe et la bosse étrange que formait le paquet à l'intérieur, elle vient de qui cette lettre ? Deux comploteurs... Le sac en toile couleur pâle, la carte et la photo de R. Doisneau. Et ces deux petites merveilles d'ambre qui ornent mes mes oreilles.


J'avais raison au fait. Le y, ça fait sexy.




Cap ou pas cap de :

le 11/09/2008 à 17h19



- Jouer à trois p'tits chats dans le couloir.
- Porter des lunettes de soleil sous la pluie
- Recommencer, mais sans les gouttes d'eau
- Faire un sitting pendant une récré
- Organiser un pic-nique-goûter à 15h30 au milieu de la cour
- S'habiller pareil
- Reprendre Fix You de Coldplay avec JB_* et Hey-lOdiie
- Retourner au jardin public

Machin chose.

le 10/09/2008 à 13h03



Admira la trace de stabilo jaune sur son bras, le gribouillis infâme de Marion sur sa feuille d'histoire, ria encore et toujours sous cape dans le gymnase, lu Romé et Juliette sur les genoux de Tinett'. Se fit inscrire indirectement au club musique, fit rebondir ses baguettes sur le livre de philo' sous le préau.
Porta un sac de cours du bout des bras jusqu'au troisième étage, mieux vaut ça que le chagrin, reçu malgré tout quelques gouttes d'eau sur le bout du nez, proposa un sandwich, étancha sa soif au milieu du couloir du premier étage, se remit en question, balisa pour un oral et ne suivit pas le cours d'anglais complémentaire. Une angoisse, une angoisson Cendrillon, une angoisseige Blanche Neige ?


Se mordit le bout des ongles, écrivit un speech d'une page sur les révoltes du XVI· siècle en Angleterre, blablata sur le langage, la langue et la parole, renoua le contact, demanda un prénom, vit le sien tagué sur une table, protesta en piaillant, mais nan mets Chou' à la place au moins, ouais mais "Chou' elle est toute choute" ça le fait pas spécialement, baragouina un peu d'anglais dans la file du self. Reçu une fois de plus, toute la lumière qu'elles purent lui apporter. Chercha des yeux, chercha du coeur, eu des crampes à force de rire. A force de vivre.
J'suis conne.
Et en rade.




Je t'ignore, tu m'ignores, cette année sera la plus belle, on se retrouve, on se serre dans les bras, on entend nos pulsations respectives battre au fond de nous. Et quel décor. Oh oui quel décor. Les baies vitrées bien transparentes et bien pratiques pour les regards discrets, paye ta face de groupie en vulgaire, le self où je me laisse glisser lentement contre le mur jusqu'au sol, le froissement de papier cadeau après la peluche Hello Kitty ouverte au beau milieu de la cour.
Je sais qu'on profitera de tout ça, tout ce qui s'offre généreusement à nous, les "No future" le poing en avant, banderoles de tissu pour la bonne humeur où se suivent des étoiles violettes et noires, que j'accrocherai ensuite à mon teeshirt, cours de philo' en chuchotant des jeux de mots, des kilomètres entiers sous une bruine de souvenirs. La gorge serrée de larmes parce que midi et trente minutes restaient trop tôt pour toi.
J'attendai ça avec impatience, impatient qui désigne nous, eux et ce qui nous entoure.
La valse des coeurs commence, je préfère te prévenir maintenant, je prends mon temps, retrouve mes esprits après soixante jours de pure folie et d'intensité qui me fileraient presque la nausée.

" Battería ? Desde cuándo ? "
Je réponds en bafouillant, casi un año, ou même, well, it's gonna make one year in December 'cause i don't take April to August 2007 into account you see, deux points et D majuscule pour ponctuer ma fierté, contrôle les rougissements intempestifs des pomettes, me tordant les doigts, et en pensant fort. Très fort, j'ai hâte que tout commence.
La capuche, les oreilles, le V de la victoire avec deux doigts, et le déhanché.
« Y’en a qu’ont bien aimé je crois. »
Nobuta powa… Chuunyuu.


Pendant ses vacances, Chou' a :

le 01/09/2008 à 11h51



- rencontré des tas de gens
- testé les retrouvailles timides mais tellement signifiantes
- revu son Top Gang et ses JB.
- chopé cinq surnoms de plus
- pris l'initiative de s'inscrire sur Facebook (forcée par Blaise.)
- appris de nouveaux morceaux
- finalement dépassé les 160 battements par minute, et atteint les 168, puis les 184.
- toujours pas compris le complot d'Estelle et de Blaise
- aligné les nuits courtes
- dévalisé la section punk/emo/bang bang/japan/trop kawaï d'eBay pour son anniversaire
- reçu deux tuniques, trois débardeurs, un tee-shirt à oreilles de panda et un autre plutôt robotique, une veste à oreilles de Miaou', un jean, un pull noir, une chemise blanche.
- assisté à une inauguration de portable Sony Ericsson K530i (adore répèter le nom en entier)
- kiffé se foutre ouvertement de toi en deux textos maxi'
- traversé le jardin public de long en large
- arrêté de se ronger les ongles

- découvert cinq cartes postales dans sa boîte aux lettres
- regardé Peter Pan, Cendrillon, Monstres et Compagnie, Sweeney Todd et Requiem For a Dream, mais attend pour voir Mon Voisin Totoro, ainsi que cinq dramas japonais différents
- envoyé des mails à l'autre bout du monde

- cousu deux noeuds à accrocher dans ses boucles brunes
- mangé des nouilles chinoises aux champignons
- goûté les glaces Ben&Jerry's
- décapité la Schtroumphette , et le Schtroumph à lunettes
- voulu se renseigner pour des cours de japonais à la rentrée
- noué un lien rose fluo autour de son poignet
- rougit lorsqu'on lui a dit "j'aime les yeux verts"
- survécu à un dix-huit heures de code, completée d'une bonne dizaine de tests
- flippé comme une gamine en regardant tous les épisodes de TAPS sur youtube
- saoulé beaucoup de monde avec son bordel sentimental
- fait pas mal de gaffes toutes plus gênantes les unes que les autres
- snobé son passé
- racheté un sourire.

Youhouhouhouh.

le 31/08/2008 à 01h40



*




17 ans. 6205 jours. 204 mois. 647 802 000 battements de coeur. 160 833 600 respirations. 18615 éclats de rire.







Thk'x to : Celles qui complètent les JB, celle qui a commencé à m'appeller Chou', ceux qui complotent dans mon dos, celle qui fait des cascades énormes le jour du bac doublée de celle qui a le rire le plus étrange que je connaisse (à minuit et une minute), celle qui reste mon chlone. Celui qui m'appelle P'tit Pwet, celle qui sait tout quand je ne sais rien, celui qui ne croit que ce qu'il voit, celui qui m'envoit des textos improbables à des heures trop matinales (à minuit et trois minutes), celle qui habite trop loin, celle avec qui je vais conquérir le monde (C'est Minus et Cortex, c'est Cortex et Minus... enfin bref.) Celui qui m'emmêle tout le temps les cheveux et qui me pique mon élastique quand on se voit en ville, celui qui m'a dit pouvoir casser la gueule à mon ex si je lui demandais, celle que je connais du code, celle qui a embellit mon année de seconde et qui riait à mes jeux de mots, celui qui fait de la boxe et de la basse (pas en même temps hein. Ahah.)



On ne savait pas où aller, ni où se poser, l'insousiance qui portait nos pas était magique. C'est comme si d'un coup, mardi nous encore semblait très très loin.
Un peu de temps avant de reprendre notre routine littéraire. Mais j'en meurs d'envie.Tant qu'on rigole, tant qu'on s'enivre de tout ce qui nous passe sous la main, ça signifie bien qu'on est vivantes. Non ? Que cet enivrement reste alors. Que nos voix continuent de s'aventurer dans les moindres recoins de la ville, du nord au sud de notre terrain de jeux favoris.

J'ai un troisième bras qui pouuusse.
Ah j'ai toujours su qu'au fond de toi, tu étais mutante.
Je prendrais une meringue, un palmitos et une bouteille d'eau s'il vous plait. Ah vous voyez, votre amie elle en veut bien finalement de votre gateau.
Cap ou pas cap. On parle au premier qui passe, ou la première qui se jette à l'eau.
Viens, on va prendre nos sales tronches en photo.
Un peu comme l'émission "J.B à la recherche de l'amour. "
Tu veux pas une peluche Hello Kitty ?
C'est dûr à apprendre l'harmonica ?
Et vous en jouez depuis combien de temps ? Vous savez, vous avez trois musiciennes devant vous quand même. On aurait choppé deux grattes et une batterie, le tintouin qu'on aurait fait...

Alors c'est ça ? C'est censé se résumer à ça une fin de vacances ?
Des minutes qui s'écoulent trop rapidement. Le souhait d'éterniser ce bout de vie partagé ensemble, où l'arrière-gout de bonheur est bien là. Toujours. Constant. Depuis des semaines entières. Régale-toi Chou'. Régale-toi.
Le huit coupé en deux forme un trois. Un peu comme ça. <3


Facebook l'avait dit. J'suis bien Bulle des Super Nanas.



Se coltine tous les crans du métronome, apprends la théorie des rebonds de baguettes 7A sur la couverture du livre d'histoire de Terminale L, s'abrutit de mélancolie avant de sombrer dans les stéréotypes de la névrosée.
Essaye de se décoller de la tonne de peine qu'elle se farcit chaque jour, lui expliquera. Lui expliquera les silences et les circonflexes d'ironie. Lui expliquera son insomnie ce jour-là, tu crois vraiment que les volets ouverts l'ont empêchée de dormir ? Faut pas déconner.
Hésitera à relèguer les dernières semaines dans la poubelle de fortune, sous le lit. Avec Norbert et les moutons de poussières.

Souviens-toi, il y a autant de brins d'herbe que de battements de coeur.

S'imagine déjà dans quelques jours, son petit barda émotionnel, et trainant sa névrose naissante à travers les couloirs assombris. Aura sûrement la cage thoracique bleu fluo la plus sexy du lycée, avec les boulons et les écrous, c'est imagé ou tu le fais exprès là ? Et pour bien énerver tout le monde, Chou' repliera sa petite capuche et attrapera les oreilles félines du bout des doigts. Oui oui, félines.
A déjà hâte. Parce que non. Non, n'a plus rien à perdre. Ou plutôt, on n'a plus rien à perdre, plus rien. Tu penses, on a tout gagné il y a de ça quelques mois.
Est passé de quatre-vingt à cent douze battements par minute. Le kiffe total.

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