Monologue intérieur.



Tu crois pouvoir tout prendre en main. Tu penses avoir la situation sous contrôle. Démaquille. Recrayonne. Farde, cache, souligne et recouvre. Il faut faire disparaître le tout sous un masque encore trop lourd. On n'y peut rien, c'est la solution de facilité. On passe son temps à cacher ses emmerdes, à les dissimuler derrière une tonne de rires bien sortis, bien compris, et bien assortis. Le tout avec un ruban rouge. Joyeux Noël oui. J'allais te le dire.
Un jour, je cesserai tout ça, les blablas inutiles qui font perdre du temps à tout le monde, les noeuds dans la gorge pour un pretexte idiot, mais siii puisque j'te dis que c'est une angine, et les mensonges plus gros que moi. Ouh la menteuse, elle est... pas heureuse. Oui voilà c'est ça. On va dire ça comme ça. Il faut arrêter ce bazar tu comprends ? Sauf les réponses qui ne servent à rien, celles-ci tu peux les garder. Il faut au moins une chose dans laquelle tu excelles sinan c'est pas du jeu.
Crayonne encore une fois, fais glisser le pinceau entre tes doigts, et dessine-moi comme tu veux. J'en ai ma claque du factice. Et de toi.

Je tiens mes promesses. Moi.

le 08/12/2007 à 17h55





* Et cette façon que j'ai de vouloir accélerer le temps, et de presser les choses. Peut-être était-ce nécessaire ? Maintenant, ici, là, à mes pieds, il n'y a rien. Du moins, pratiquement plus rien. Je compte sur mes doigts et j'alignerai autant d'étoiles qu'il le faudra, même si quatre milliards reste trop peu. C'est peut-être plus facile. S'appitoyer sur son sort, en se répétant encore et toujours qu'on est une bonne à rien. Recoudre la peau qu'on a déchiré quelque mois plus tôt. Je l'avais enlevée en ayant l'audace de croire que tout s'arrangerait. Le culot de garder en mémoire des putains de promesses. J'aurai aimé pouvoir hériter à la naissance d'une couverture anti-emmerdes. Ca n'a pas été possible. Mais j'y travaille. Activement. Quand on s'engueule, c'est qu'on pense encore pouvoir améliorer les choses. Tout est là. Tu vois, je n'améliore plus, je ne m'améliore plus, et je laisse venir. Je n'essaye plus, je reste lâchement sur le bord du trottoir. Je ne me noie plus sous une tonne de sanglots surfaits, je regarde les gouttes glisser sur la vitre. Je sais que c'est ridicule dit comme ça. Ca paraît tout con. Mais c'est tellement plus simple. 
J'ai perdu le contrôle il y a un an. Le 07 Décembre, un self, une chaise en plastique, une dr Martens, et le sourire aux lèvres. Plus jamais ça. Plus j.a.m.a.i.s.

J'passe à l'heure d'hiver.
Emotionellement parlant, j'hiberne.

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